« Kurt Cobain contre le Diable » au tournoi des Nouvellistes

Ma nouvelle « Kurt Cobain contre le Diable » participe à un « tournoi des nouvellistes » – organisé par « un Monde de Mots » – où les textes sont jetés en pâture et jugés par un jury impartial, ainsi que par des internautes avides de fictions. Depuis quelques heures, mon texte est donc dans l’arène avec trois autres. N’hésitez pas à aller lire les textes et voter.
Ça se passe ici : http://www.unmondedemots.com/pages/tournoi-des-nouvellistes/7eme-tournoi-des-nouvellistes-phase-1-eliminatoires-match-du-groupe-b-manticores.html

Le formulaire pour voter n’apparaît pas sur certains navigateurs, tels que Firefox. Utilisez-en un autre si vous ne le voyez pas.

Deux pour le prix d’un

J’ai le grand plaisir d’être lauréat du concours Émergence organisé par la Charte des auteurs et illustrateurs jeunesse, grâce à ma nouvelle « l’Affaire de la Tirelire ».

http://la-charte.fr/magazine/evenements/article/les-douze-laureat-e-s-du-concours

Au programme, un recueil avec les douze nouvelles lauréates, mais je ne sais pas exactement dans quelle mesure il sera possible de se le procurer.

Et comme cette bonne nouvelle se sentait seule, j’ai également mon nom dans le 7ème Tournoi des Nouvellistes organisé par Un Monde de Mot.
http://www.unmondedemots.com/pages/tournoi-des-nouvellistes/7eme-tournoi-des-nouvellistes-liste-des-nouvelles-selectionnees.html

Ma nouvelle « Kurt Cobain contre le Diable » sera dans l’arène à partir du 6 Octobre dans le groupe B des Manticores.
Ma nouvelle « La Berceuse » a de son côté reçu un titre honorifique.
Un recueil avec ces deux nouvelles et toutes celles du tournoi (41 en tout) sera disponible en numérique et en impression à la demande en 2019.

Je vous reparle de tout ça le moment venu.

Humeur sotte n°8 : le quatrième mur

Nous connaissons bien les trois premiers murs. Ils sont le côté cour, le côté jardin et le décors de fond d’un théâtre. Ils sont les côtés et le fond de notre télévision. Ils sont là où on ne peut pas voir car la caméra ne le montre pas.
Le quatrième mur, c’est cette frontière invisible où se glisse le rideau du théâtre. C’est la toile du cinéma. Dit autrement, c’est la ligne de séparation entre la fiction et la réalité. Métaphoriquement parlant, ce quatrième mur existe pour tous les médias. Les supports papiers ont un objet livre qui sert de jonction. Un conte est porté par la voix du conteur.


Dans la plupart des fictions, le quatrième mur est étanche. Les personnages ne s’adressent pas aux spectateurs, et vice versa. Puis, on fait des exceptions.
Briser le quatrième mur signifie donner à un personnage une conscience de sa nature fictionnelle. Un personnage – voire le narrateur lui-même – s’adressant au lecteur. Le même personnage utilisant sa connaissance de son monde imaginaire et de ses règles pour faire avancer l’intrigue.
Les spectacles vivant vont encore plus loin. Guignol interagit directement avec son public. Un spectateur monte sur scène le temps d’incarner un personnage lors d’une pièce de théâtre. Voire, tout le public pris en otage en tant que personnage.

« Psst. Ton texte c’est, ‘je pense que je vais libérer le génie’. Quand tu veux. »
Je m’amuse beaucoup quand une œuvre casse son quatrième mur. Qu’en est-il pour toi, humble lecteur ?

Portrait d’un donateur : la Chauchevieille

Nous voilà en Suisse, dans le canton de Vaud.

Le canton de Vaud – Suisse
Là-bas, le Bon Enfant est un vieux nom du père Noël. On le dit marié à un personnage inquiétant : la Chauchevieille.
Vieille femme habillée de noir, elle est parente des sorcières, dont elle partage certains attributs.
La Chauchevieille est surtout une personnification du cauchemar. En fait de mauvais rêve, le cauchemar désigne la sensation d’étouffer durant son sommeil, d’être oppressé. La conséquence est un réveil difficile, parfois une terreur nocturne. Cette sensation est le fait de la Chauchevieille, qui presse la poitrine des dormeurs de son pied. Elle punie ainsi les gens désobéissants.
Noël venu, elle récompense les enfants sages avec des noisettes, du chocolat et des oranges.

Le Cauchemar, de Johann Heinrich Füssli

Humeur sotte n°7 : « …, ce n’est pas de la littérature »

Vous avez peut-être déjà entendu une phrase se terminant par « ce n’est pas de la littérature ».

Les romans jeunesses, ce n’est pas de la littérature.

La fantasy, ce n’est pas de la littérature.

Les romans d’amour, ce n’est pas de la littérature.

L’auteur n’est pas mort depuis deux siècle, ce n’est pas de la littérature.

Je suis systématiquement sur la défensive quand j’entends pareil propos. J’ai aussitôt un gros voyant rouge qui s’allume au dessus de mon interlocuteur, et ce voyant signifie « attention, lecteur snob ».
Il y a des tas de choses à dire sur le snob. Souvent, il connait mal le genre qu’il dénonce. Presque toujours, il le fait non par conviction, mais pour valoriser ses propres lectures, et donc se valoriser lui-même. Hélas, en décrétant unilatéralement comme non légitimes d’autres oeuvres que celles qui lui sont chères, il en dit aussi un peu sur lui-même.
Déjà, tous les genres sont dénoncés de la sorte. Si ce n’est par les uns, c’est par les autres. Conclusion, sauf à admettre que la littérature n’existe pas, il n’est pas possible d’en disqualifier une oeuvre sans argumenter un minimum. On entre alors dans le débat sur la définition de la littérature, et on ne s’en sort pas. Sauf à admettre que tout est de la littérature.
Personnellement, j’en suis là. C’est mal écrit ? C’est nul ? S’il y a un auteur et des mots, c’est quand même de la littérature. Sinon, où placer la limite ? Au nom de quoi ?
Vous en pensez quoi, vous ?

9ème salon du livre et de la BD de Nègrepelisse (82)

Le dimanche 4 Mars prochain, je serai en dédicace au 9ème salon du livre et de la BD de Nègrepelisse (Tarn-et-Garonne, à une heure de Toulouse environ).
Pour moi, ce sera enfin l’occasion de dédicacer aux côté de ma soeur Céline Monchoux, auteure et illustratrice de tout un tas de trucs chouettes. Je vous invite à découvrir son univers enchanté sur son site web http://celinemonchoux.wixsite.com/jeunesse

Présentation du salon par les organisateurs :

L’association Autriche et Pays d’Oc organise le 9ième salon du livre et de la BD de Nègrepelisse le dim. 4 mars à la salle des fêtes de 9h à 18h.
Vous pourrez y rencontrer 30 auteurs qui auront grand plaisir à vous dédicacer leurs ouvrages (romans, BD, Jeunesse, poésie).
Des animations gratuites seront également proposées à la salle des fêtes ainsi qu’à la Cuisine., centre d’art et de design, au château de Nègrepelisse.

Toutes les infos sur le site officiel : http://www.o-p-i.fr/7alire

Portrait d’un donateur : le père Noël

La naissance du Père Noël nous renvoie à la publication d’un poème, aux États-Unis, en 1823. Ce poème d’auteur incertain s’appelle ‘The Night Before Christmas’, et fut écrit dans le contexte d’un melting pot où diverses croyances se côtoyaient. Pensez-donc, les dieux distribuent des cadeaux depuis des milliers d’années. Durant l’antiquité, déjà, le généreux et divin Odin faisait sa tournée. Au Moyen-Âge, Saint-Nicolas et le Père Fouettard se partageaient la tâche. Voilà plusieurs siècles que le rôle incombe à la chèvre Yule en Suède, à Befana la sorcière en Italie, à l’Homme de Noël en Allemagne. En France, nous avons le Père Chalande en Haute-Savoie, Tante Arie en Franche Comté, Olentzero au Pays Basque. On pourrait aussi parler des rois Mages, de sainte Lucie, de l’enfant Jésus, et poursuivre la liste encore longuement.
La réussite de ‘The Night Before Christmas’ fut de fédérer toutes ces croyances. En décrivant Saint-Nicolas sur un traîneau tiré par des rennes, passant par la cheminée, distribuant des cadeaux et saluant son départ d’un jovial ‘Joyeux Noël à tous, et à tous, une bonne nuit.’, il a offert aux américains une figure populaire qu’ils ont tous adoptée. Le père Noël est donc le successeur des nombreux donateurs de la religion et du folklore, qu’il a petit à petit remplacé.

Humeur sotte n°6 : Le choix du média

Une fiction est raconté via un média, autrement dit un support qui va transmettre au lecteur/spectateur les éléments de l’intrigue.
En tant qu’écrivain, mon média de prédilection est le livre. Je décris les idées avec des mots. Un livre peut également être illustré, n’être constitué que de dessins et former une bande dessinée. Une fiction peut également laisser tomber le support papier et devenir un film, une série télé, une pièce de théâtre, un spectacle de marionnette, une chanson, ou être simplement racontée oralement.
Le choix du média est loin d’être anodin. Pas seulement car chaque média demande à son artiste un lot de compétences spécifiques. Mais aussi mais surtout les médias ne sont pas égaux pour raconter des histoires. Chacun possède des ficelles narratives qui lui sont propres. Certaines idées fonctionnent mieux avec certains d’entre eux.
Citons quelques exemples au pif. Un roman permet à l’écrivain de décrire longuement le contexte d’une histoire et les pensées de ses personnages. Pour faire passer les mêmes idées, un film devra faire de l’exposition (un personnage dit à voix haute ce que tout le monde est censé savoir). Un point pour le roman. Mais un film peut user du visuel pour montrer en une seconde ce qu’un roman mettra deux pages à décrire. Les scènes d’actions sont également plus simples à suivre.
La bande dessinée peut jouer de découpage par cases de ses pages pour mettre en valeur certains éléments, ou au contraire réduire l’importance d’autres.
Le spectacle vivant se connecte directement à son public, et peut parfois interagir avec lui.
On pourrait poursuivre cette liste indéfiniment.
C’est pour cette raison que les adaptations d’un média à l’autre ne fonctionnent pas toujours bien. Que celles qui le font passent souvent par le prisme d’une réécriture : pour respecter l’esprit d’une oeuvre, elles s’en affranchissent sur de nombreux aspects.
Pour l’auteur de fiction, le média se met au service de son histoire. A lui de bien en comprendre les ficelles.